Page:Austen - Orgueil et Préjugé (Paschoud) 2.djvu/35

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Netherfield. Elle l’ouvrit de suite, l’enveloppe contenoit une feuille d’un petit papier fort élégant et écrit d’une main de femme. Elisabeth vit sa sœur changer de contenance en la lisant ; elle la vit aussi s’arrêter longtemps sur quelques passages. Cependant Jane se remit bientôt, et s’efforça de prendre part à la conversation générale avec sa gaieté ordinaire ; mais Elisabeth éprouvoit une inquiétude qui l’absorboit entièrement, et détournoit même son attention de Wikam ; il n’eut pas plutôt pris congé ainsi que son camarade, qu’un coup-d’œil de Jane l’invita à la suivre. Lorsqu’elles furent dans leur chambre, Jane, montrant la lettre, lui dit :

— Elle est de Caroline Bingley ; son contenu m’a fait de la peine ; ils ont tous quitté Netherfield, et sont en route pour la ville, sans avoir l’intention de revenir ; vous allez entendre ce qu’elle m’écrit :