Page:Banville - Gringoire, 1890.djvu/29

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OLIVIER-LE-DAIM, à Simon Fourniez.

Oui, et ce drôle de corps s’arrête souvent sous les fenêtres de votre maison ; particulièrement sous celles de votre fille.

NICOLE.

Où est le mal ?

SIMON FOURNIEZ.

Il a de si bonnes chansons ! (Il chante.)

Satan chez nous s’est fait barbier !

il tient le rasoir…

Rencontrant le regard d’Olivier-le-Daim et achevant entre ses dents.

dans sa griffe !

(à part.) Oh ! Le diable ! j’oubliais !

OLIVIER-LE-DAIM.

Ces chansons, maître Fourniez, il paraît qu’on les écoute ici ?

NICOLE, avec résolution.

Sans doute.

OLIVIER-LE-DAIM.

Prenez garde. Il ne faudrait pas trop vous en vanter.

LE ROI.

Pourquoi cela ?

OLIVIER-LE-DAIM.

C’est que, parmi ces chansons effrontées, qui ne respectent personne, -

LE ROI.

Je le vois.

OLIVIER-LE-DAIM, continuant.

il y a une certaine " ballade des pendus " , comme on l’appelle, qui doit mériter la corde à celui qui l’a composée.

NICOLE, à part avec effroi.

La corde !

LE ROI.

Eh quoi ! Nicole, c’est ce brave compagnon dont vous me parliez qui met ainsi en émoi tout le populaire ?