Page:Banville - La Lanterne magique, 1883.djvu/208

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ment d’un tel rêve incongru ; mais je crois en revanche que nos bibliothèques publiques ont des dimensions très cyclopéennes, et qu’un humble volume, oublié dans un coin de leurs rayons, peut y demeurer intact, s’il ne moisit, et être retrouvé là, dans un siècle peut-être ! par quelque bon fureteur désœuvré.

S’il plaît au Hasard d’épargner celui-ci jusqu’à l’époque où nos petits-fils étudieront respectueusement tes ouvrages comme ceux d’un des plus puissants et des plus harmonieux coloristes de l’École Française, ton nom, écrit sur sa première page, attestera alors que parmi les admirateurs de ton talent, aujourd’hui si élevé et toujours grandissant, nul n’aura été plus ardent et plus sincère que ton vieil ami.