Page:Banville - Petit Traité de poésie française, 1881.djvu/50

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


Loin des bancs où pâlit l’enfance prisonnière Nous ÂU-RioNs fait tous deux l’école buissonnière. HÉOBSIPPB MoRBAU. Sw la mort d’une cousine de sept ans. Le Myosotis. Par exception, le mot rions, présent de l’indi- catif ou impératif du verbe rire, se prononce ea deux syllabes ri-ons, bien que Tr qui commence ce mot ne soit pas précédé d’une consonne. L’empire se met aux croisées : Ri-ONs, jouons, soupons, dînons ! Des pétards aux Champs-Elysées I A l’oncle il fallait des canons, n faut au neveu des fusées. Victor Huao. Idylles. Les Châtiments . Livre II, i. lus, terminaison de beaucoup de noms propres latins, est dissyllabe dans Ju-li-us, Fla-vi-iis, Va- le-ri’US, et dans tous les noms où lus est précédé d’une consonne; au contraire, lus est monosyl- labe quand il est précédé d’une voyelle, comme dans Cne-ius et La-ius. Mar-ci-us écumant apparut devant eux. Louis Bouilhbt. Mélœnis^ Chant II. Du meurtre de La-ius Œdipe me soupçonne. Voltaire. Œdipe ^ Acte II, Scène iv. OÉ, OÉ ou OE forment deux syllabes, comme dans iVb-e, po-é-sie, po-ë-me, po-e-te; cependant on disait autrefois jooè/^ et poème, en faisant oe d’une seule syllabe.