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IV


(Voir p. 32).


« Traité ou fondation faite par honnoré seigneur Messire Christophe de Bassompierre, chevalier, Baron et seigneur de Bassompierre, d’Harouel, Ormes, Removille, Baudricourt, etc. colonel de cent cinquante chevaux Reistres[1] pour le service de l’Union des princes catholiques, et honnorée Dame Madame Louise de Radeval son espouse d’une part,

Et révérend Père en Dieu frere Guillaume le Bel, provincial des Peres Minimes de la province de France, assisté de frère Nicolas Richard et de frère Claude Sellier, religieux dudit ordre d’autre part,

Contenant la fondation et promesse de fonder et faire ériger à perpétuité un couvent dudit ordre sous les noms et invocations de Nostre-Dame de Lorette et de St Jean Baptiste dans la Ville Neuve de Nancy dans une place vers la porte St Jean contenant en longueur quarante toises sur trente six de large, donnée par lesdits seigneur et dame audit couvent, s’estant chargés d’indemniser les propriétaires possesseurs dudit terrain pour place de fondation dudit couvent et sa construction. En ayant obtenu la permission du Grand Duc Charles de Lorraine, et de Messire Christophe de la Vallée, Evêque de Toul. Ledit couvent fondé par douze religieux qui y feront l’office, deux desquels seront laïcs, c’est-à-dire oblats. Led. couvent fondé moyennant une rente annuelle et perpétuelle de deux mille sept cents francs barrois ; laquelle somme lesdits seigneur et dame fondateurs ont assignée a prendre et recevoir sur pareille rente a eux due par saditte Altesse sur les salines de Moyenvic ; et à cet effect remis auxdits religieux le contract de

  1. Il faut lire : quinze cents chevaux.