Page:Bassompierre - Journal de ma vie, 2.djvu/434

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saincte garde. Escrit au camp deuant Montauban le xxviije jour de septembre 1621. »

Signé : Louis.
et plus bas : de Lomenie.

Monsr de Nouailles, conser en mon conseil d’estat, cappne d’une compagnie de mes ordonnances et mon lieutenant general au gouuernement du Hault-Auuergne.

Ibid. T. Il, fol. 292.


Cette lettre, qui fut aussi adressée au Conseil de ville de Paris, a été imprimée (Paris, 1621).


XXI


(Voir p.395).


Les deux lettres suivantes offrent un contraste curieux avec les vrais sentiments du roi, tels que les fait connaître Bassompierre :

Le roy a madame la connestable de Luynes.

« Ma cousine, puisque la volonté de Dieu qui ne doit trouuer resistance en nos cœurs a esté de retirer a sa gloire celuy qu’il auoit destiné icy bas a mon seruice pour posseder la meilleure part en mes bonnes graces, il faut prendre de sa main ce qu’il luy plaist nous enuoyer, moderant nos ressentimens pour la (sic) rendre digne de son secours aux afflictions qui nous surviennent. L’exemple que je vous en donne doibt estre tres puissant par (sic) vostre esprit, personne au monde ne pouuant mieux juger que vous de l’ennuy que je reçois de la perte de mon cousin le connestable, vostre mary, ayant une plus particuliere cognoissance que nul aultre, je ne diray pas du bien que je luy voulois, mais plus tost de l’affection que je luy porte sy viue et sy forte qu’elle durera encores sans diminution apres sa mort et passera aux siens et a ce qu’il a laissé au monde de plus cher, comme vous et voz enfans dont je vous prie croire