Page:Beaumarchais - Œuvres choisies, édition 1913, tome 2.djvu/229

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 III.

SUZANNE, LA COMTESSE assise.
LA COMTESSE, tenant sa boîte à mouches.

Mon Dieu, Suzon, comme je suis faite !… ce jeune homme qui va venir !

SUZANNE.

Madame ne veut donc pas qu’il en réchappe ?

LA COMTESSE rêve devant sa petite glace.

Moi ?… tu verras comme je vais le gronder.

SUZANNE.

Fesons-lui chanter sa romance. (Elle la met sur la Comtesse.)

LA COMTESSE.

Mais, c’est qu’en vérité, mes cheveux sont dans un désordre….

SUZANNE riant.

Je n’ai qu’à reprendre ces deux boucles. Madame le grondera bien mieux.

LA COMTESSE revenant à elle.

Qu’est-ce que vous dites donc, Mademoiselle ?


Scène xx

IV.


CHÉRUBIN, l’air honteux ; SUZANNE, LA COMTESSE assise.
SUZANNE.

Entrez, monsieur l’Officier ; on est visible.

CHÉRUBIN avance en tremblant.

Ah, que ce nom m’afflige, Madame ! il m’apprend