Page:Beaumarchais - Œuvres choisies, édition 1913, tome 2.djvu/282

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 jusqu’à la
vanité d’un sot. (il appelle) Anto… (il voit entrer Marceline,
&c.)

(Il sort.)


Scène xx

XII.


BARTHOLO, MARCELINE, BRID’OISON.
MARCELINE à Brid’oison.

Monsieur, écoutez mon affaire.

BRID’OISON en robe, et bégayant un peu.

Eh bien ! pa-arlons-en verbalement.

BARTHOLO.

C’est une promesse de mariage.

MARCELINE

Accompagnée d’un prêt d’argent.

BRID’OISON.

J’en-entends, et cætera, le reste.

MARCELINE.

Non, Monsieur, point d'et cætera.

BRID’OISON.

J’en-entends ; vous avez la somme ?

MARCELINE.

Non, Monsieur, c’est moi qui l’ai prêtée.

BRID’OISON.

J’en-entends bien, vou-ous redemandez l’argent ?

MARCELINE.

Non, Monsieur ; je demande qu’il m’épouse.

BRID’OISON.

Hé mais, j’en-entends fort bien ; et lui, veu-eut-il vous épouser ?

MARCELINE.

Non, Monsieur ; voilà tout le procès !

BRID’OISON.