Page:Botrel - Contes du lit-clos, 1912.djvu/94

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Eut pitié de sa détresse,
S’approcha, souffla sur Lui,
Réchauffa de son haleine
Ses mains et son petit né,
Tendit sa mamelle pleine
Pour nourrir le nouveau-né !


II


Mais les bergers et les mages
Apportèrent en présents
Qui, les fruits et les fromages,
Qui, l’or, la myrrhe et l’encens ;
Puis, tous, de faire connaître
Au pauvre Monde éperdu
Qu’il venait enfin de naître,
Le grand Messie attendu…

La nouvelle vole, rôde,
Et le bruit des hosannahs
Vient aux oreilles d’Hérode
Qui fait venir ses soldats :
« Holà ! dit-il, que l’on sorte
Les grands glaives triomphants !
Qu’on aille, de porte en porte,
Égorger tous les enfants ! »

Mais un esprit de lumière
Au bon Joseph dit ceci :
« Prends Jésus avec sa Mère,
Et sauve-toi loin d’ici ! »
Pour obéir à l’invite
Joseph se lève aussitôt…