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CRINOÏDIENS.

De même que dans les astéries, ce sont les pièces solides qui constituent la plus grande partie du volume de l’animal. La substance calcaire de ces osselets est sécrétée probablement par un périoste ; et il paraît que ce périoste possède la faculté de remplacer par un nouveau dépôt de substance les injures accidentelles auxquelles sont exposés ces animaux si délicatement construits, au sein de l’élément turbulent où ils vivent. On voit dans l’ouvrage de M. Miller de nombreux exemples de semblables réparations chez diverses espèces fossiles de crinoïdiens ; et, dans notre planche 47 (fig. 2 a), il en existe une à la partie supérieure de la tige d’un apiocrinites rotundus.

Dans l’espèce moderne du genre pentacrinus, que nous avons figurée, pl. 52, fig. 1, un des bras est en marche de se reproduire, de la même manière que les écrevisses et les crabes reproduisent les pattes et les doigts qu’ils ont perdus, ou les lézards leurs pattes ou leur queue. Les bras des étoiles de mer se reproduisent également lorsqu’ils ont été arrachés.

Ces exemples nous font voir que cette puissance de reproduction est d’autant plus grande que les animaux sont d’ordres plus inférieurs ; et que les forces ainsi destinées à porter remède aux injures qui menacent un animal croissent ou diminuent suivant qu’il y est plus ou moins exposé, ce qui est une conséquence de la condition dans laquelle se trouvent placées les diverses créatures douées de cette faculté à un plus haut degré.

pas en des masses complexes, comme dans les muscles véritables des animaux des ordres plus élevés ; et le mot muscle ne peut pas s’employer dans sa stricte signification, à propos des crinoïdiens : mais comme plusieurs auteurs ont désigné ainsi les fibres contractiles les plus simples qui mettent en mouvement les petites pièces du squelette de ces animaux, nous croyons devoir le conserver de même dans nos descriptions.