Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t1.djvu/74

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me parJonncraient-ils d’offrir à leur admiration cette foule de traits présens au souvenir de tous ses lecteurs, et répétés dans tous ces livres consacrés à notre éducation , comme le livre qui les a fait naître? Je suppose en effet que mes rivaux relèvent : l’un l’heureuse alliance de ses expressions, la hardiesse et la nouveauté de ses figures d’autant plus étonnantes qu’elles paraissent plus simples; que l’autre fasse valoir ce charme continu du style qui réveille une foule de sentimens , embellit de couleurs si riches et si variées tous les contrastes que lui présente son sujet , m’intéresse à des bourgeons gâtés par un écolier, m’attendrit sur le sort de l’aigle qui vient de perdre

Ses œufs, ses tendres œufs, sa plus douce espérance ;

qu’un troisième vous vante l’agrément et le sel de sa plaisanterie qui rapproche si naturellement les o^rands et les petits objets, voit tour à tom^ dans

  • un renard , Patrocle , A jax , Annibal ; Alexandre

dans un chat; rappelle , dans le combat de deux coqs pour une poule, la guerre de Troie pour Hélène ; met de niveau Pyrrhus et la laitière; se représente dans la querelle de deux chèvres qui se disputent le pas , fières de leur généalogie si poé- li(pie et si j)laisante, Philippe iv et Lous xiv s’a- Nijirant dans l’île de la Conférence : que prou\e- ruiitils ceux qui vous offriront tous ces trait ,