Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/50

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DE CHAMFORT. Sq

lande, et retenu à Anvers huit ou quinze jours, après lesquels il est revenu à Paris, a eu pour son voyage quatre-vingt mille livres, dans le moment même où l’on multipliait les suppressions de places, d’emplois, de pensions, etc.

— Le vicomte de Saint-Priest, intendant de Languedoc pendant quelque temps, voulut se retirer, et demanda à jVI. de Galonné une pension de dix mille livres. « Que voulez-vous faire de dix mille livres, dit celui-ci ? » et il fit porter la pension à vingt mille. Elle est du petit nombre de celles qui ont été respectées, à l’époque du retranchement des pensions, par l’archevêque de Toulouse, qui avait fait plusieurs parties de filles avec le vicomte de Saint-Priest.

— M disait, à propos de madame de... :

« J’ai cru qu’elle me demandait un fou, et j’étais prêt de le lui donner ; mais elle me demandait un sot, et je le lui ai refusé net. »

M.... disait, à propos des sottises ministérielles et ridicules : « Sans le gouvernement, on ne rirait plus en France. »

— « En France, disait M...., il faut purger l’hu- meur mélancolique et l’esprit patriotique. Ce sont deux maladies contre-nature dans le pays qui se trouve entre le Rhin et les Pyrénées ; et quand un Français se trouve atteint de un de ces deux maux, il a tout à craindre pour lui. »

— Ha plu un moment à madame la duchesse de Grammont de dire que M. de Liancourt avait