Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t4.djvu/282

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ce ne pas vous ici que doit en croire un père.
Que des garans certains à mes yeux présentés,
que la preuve à l’instant…


ROXELANE.


Je le veux.
Soliman, se levant.
Arrêtez.
Je redoute un courroux trop facile à surprendre.
Son maître en vain frémit, son juge doit l’entendre.
Que mon fils soit présent… faites venir mon fils.
Roxelane se lève, le visir paraît.
que veut-on ?


ACTE 3 SCENE 2


SOLIMAN, ROXELANE, OSMAN.


OSMAN.


J’attendais le moment d’être admis.
Seigneur, je viens chercher des ordres nécessaires.
Ali, ce brave Ali, ce chef des janissaires,
qui, même sous Sélim, s’est illustré jadis,
et, malgré son grand âge, a suivi votre fils,
se flatte qu’à vos pieds vous daignerez l’admettre ;
il apporte un secret qu’il a craint de commettre :
le salut de l’empire, a-t-il dit, en dépend,
et des moindres délais il me rendait garant.
Je cru que son grand nom, ses exploits…


SOLIMAN.


Qu’il paraisse.
Roxelane, à part.
Que veut-il ?