Page:Chapman - Les Fleurs de givre, 1912.djvu/25

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Dans un rayonnement d’aurore et d’idéal,
Croissent sous l’infini de l’azur boréal ;
Là même où l’Iroquois tendait ses embuscades,
Brillent de hauts clochers, de superbes arcades
Réfléchissant les feux éblouissants de l’Art…
Oui, grâce au dévoûment sublime de Dollard
Et de ses compagnons, au sein du Nouveau-Monde
Notre race survit, grandit, essaime et fonde,
En gardant sa croyance et sa langue et ses droits
Par le livre, le soc, la parole et la croix.
Oui, grâce à ces héros immortels, l’Espérance
Caresse les enfants d’une seconde France ;
L’avenir radieux sourit aux rejetons
Des tenaces Normands et des vaillants Bretons
Qui, pour peupler nos bords, avaient quitté leurs côtes ;
La nef de nos destins, les voiles toutes hautes,
Sous pavillon anglais cingle avec majesté
Vers le port du Triomphe et de la Liberté !