Page:Chatauvillard - Essai sur le duel, 1836.djvu/15

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C’est donc un devoir, c’est donc un service à rendre à l’humanité que d’en établir les règles, et c’est dans ce but que les hommes les plus honorables, envisageant cette question, toute philantropique, selon son importance, sont venus engager l’auteur à publier cet Essai. Les bons conseils de ces hommes de cœur, leurs talens, leur coopération consciencieuse, en ont fait de véritables collaborateurs[1], et n’ont plus permis au rédacteur d’hésiter ; mais il sera reconnaissant et heureux si les personnes instruites en pareille matière veulent bien lui adresser leurs remarques, leurs observations, et venir l’aider de leurs lumières.

Le Code du duel n’est nullement pour le prêcher, pour encourager de Jeunes têtes aux chances funestes d’inutiles combats, mais bien pour apprendre à chacun quels sont ses droits, quand la nécessité l’oblige à y avoir recours ; pour apprendre aux témoins, peu habitués à de si importantes fonctions, combien un mot, un seul mot, peut être au détriment de celui qui leur confie sa volonté et

  1. MM. le général comte Excelmans, le comte du Hallay-Coëtquen, le général baron Gourgaud, Brivois, le vicomte de Contades.