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SCÈNE IV.


CLITON, la Nourrice, MÉLITE,
LISIS, CLORIS.



CLITON.


Au secours ! au secours !_D’où provient cette voix ?


LA NOURRICE.


Qu’avez-vous, mes enfants ?


CLORIS.


Qu’avez-vous, mes enfants ?_Mélite que tu vois…


LA NOURRICE.


Hélas ! elle se meurt ; son teint vermeil s’efface;
Sa chaleur se dissipe ; elle n’est plus que glace.


LISIS, à Cliton.


Va quérir un peu d’eau ; mais il faut te hâter.


CLITON, à Lisis 281.


Si proches du logis, il vaut mieux l’y porter 282.


CLORIS283.


Aidez mes foibles pas ; les forces me défaillent,
Et je vais succomber aux douleurs qui m’assaillent 284.


SCÈNE V.


ÉRASTE.


À la fin je triomphe, et les destins amis
M’ont donné le succès que je m’étois promis.


281. Les mots : à Lisis, manquent dans les éditions de 1633-60.

282. Var. Si proche du logis, il vaut mieux l’y porter. (1657)

283. On lit en marge, dans l’exemplaire de l’édition de 1633 dont il a été parlé à la note 2 de la page 183 : Cliton et la Nourrice emportent Mélite pâmée en son logis, où Cloris les suit, appuyée sur Lisis.

284. Var. cloris, à Lisis. (1633, dans l’exemplaire de la Bibliothèque impériale, cité à la note précédente, et 1644-60.)