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III, 465. CCCXXVIII. — Novembre 1643. 45

tion que je demandais, & m’apprend plus que je n’aurais fait en six mois de mon maître. Je vous en suis très redevable et n’aurais jamais pardonné à M. de Palloti, s’il en eu usé félon votre ordre. Toutefois il ne me l’a voulu bailler, qu’a condition que je vous enverrais ce que j’ai fait. Ne trouue donc point mauvais que je vous donne une incommodité superflue, puisqu’il y a peu de choses que je ne ferais, pour obtenir ces effets de votre bonne volonté, qui est infiniment estimée de

Votre très affectionnée amie à vous servir,

ELISABETH.

Ce 21 de 9bre.

Monsieur Descartes.

CCCXXVIII.

Descartes a Elisabeth.

[Egmond du Hoef, novembre 1643.]

Texte de Clerselier. tome III, lettre 81, p. 465-468.

« A M. la Princesse Elisabeth, etc. », dit Clerselier, sans donner de date.

Mais Descartes répond à la CCCXXVII[1], du 21 novembre, et on peut croire qu’il n’a point fait attendre sa réponse. Elle serait donc de quelques jours après.

Madame,

La solution qui a plu à Votre Altesse me faire l’honneur de m’envoyer, est si utile qu’il n’y peut

  1. Voir p. 43, I. 10.