Page:Dumourier Pache - Correspondance durant la campagne de Belgique, 1792.djvu/10

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iv.

pêché d’en faire davantage. J’ai combattu avec quelque succès les ennemis de la république, mais on verra, par ces lettres qui ne sont pas la dixième partie de ma correspondance, combien j’ai été obligé de donner de mon tems à des discussions auxquelles je ne devois pas m’attendre.

J’avoue que si quelque chose a pu empoisonner la jouissance des faveurs que j’ai remues de l’aveugle fortune c’est la douleur mêlée d’indignation, dont j’ai été abreuvé à la vue de l’horrible misère qui poursuivoit une armée victorieuse : misère qui a moissonné plus de soldats que le fer des esclaves.

Qui doit-on accuser de cet attentat ? Hélas les deux plus terribles fléaux de l’espèce humaine, l’ignorance et l’amour--