Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/41

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voilà : "Tous les soirs, à l’Alcazar ; grand succès pour Mlle Maya dans sa chanson : Il m’a fait du pied, du pied, du pied… il m’a fait du pied de cochon, truffé." (À Mme Duverger, d’un air plein de satisfaction, en lui tendant le journal.) Tenez, Madame, si vous voulez voir par vous-même.


Madame Duverger, prenant le journal

Mais pardon, Monsieur, qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que mademoiselle je ne sais pas comment chante, qu’on lui a fait du pied, du pied, du pied, du pied de cochon, truffé ?


Bouzin

Comment ?…


Madame Duverger

Ca doit être quelque stupidité !


Bouzin

Oh ! ça non !


Madame Duverger avec doute.— Oh !


Bouzin, très simplement

Non… c’est de moi !


Madame Duverger

Hein ?… Oh ! pardon, Monsieur ! J’ignorais que vous fussiez littérateur !


Bouzin

Littérateur par vocation ! mais clerc de notaire par état.

Firmin reparaît, portant un superbe bouquet.