Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 1.djvu/180

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1 32 CORRESPONDANCE La présente me quitte en bonne sante ; je vous. désire qu'elle vous trouve pareillement. Cette lin m'a ete fournie par mon honorable ami le baron Maxime Du Cam , ci-present pendant que `e t'ecris cette belle llettre et qui m empêche de la finir. II fait du reste tout aussi bien, car je n’ai plus rien à te dire. Mais toi, jeune homme, qui te livre au soulas dans ta province de Vexin, envoie- — .moi quelque chose. Addio. ' 76. À SA s<EUR. l [Paris, fin mars 184.3.] Toi, mon vieux rat, m'ennuyer? Allons donc! Tu badines, tu plaisantes. Dis plutôt que tu t'en— ' nuyais de m’écrire, et non pas que tu t’es arrêtée dans la crainte de rn’ennu_yer. u sais bien que plus tes lettres sont longues, plus je les aime. Il me semble qsfil y a longtemps que je ne t’ai vue et j’ai bien esoin de t'embrasser. I y a trois se- maines que j’ai quitte Rouen. Dans quinze jours, . · le jour des Rameaux, vous me verrez arriver. Je resterai jusqu’au 22 avril, époque à laquelle je retournerai bien vite a Paris pour bâcler mon exa- men, qui commence a me talonner. Vous ne , ` me. reverrez plus alors qu’au mois de juin, pendant trois ou quatre jours. I I • .l’a1 ete au Rond-Point mardi. Henriette avait une grande robe rose qui la rendait plus jolie et plus gracieuse encore que de coutume. Elle est toujours la même et d'une humeur egale, tandis que Gertrude a toujours du nouveau avous ap-