Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/28

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

22 » CORRESPONDANCE . .le voudrais te presser sur moi dans mes défail- lances. Mais apres?— Non! non! Les jours de Fête, je le sais, ont de trop tristes lendemains. La ` mélancolie elle-même n’est qu’un souvenir qui s’ignore. Nous nous retrouverons dans un an, mûris « et granilisés. Ne te plains pas de la solitude. Cette plainte est une llatterie envers le monde ( si tu re- connais que tu asbesoin de lui pour vivre, c’est te mettre au-dessous de lui). « Si tu cherches à plaire, dit Epictète, te voilà déchu. » .l’ajoute ici : I s’il te Faut les autres, `e'est que tu leur ressembles. Qu’il n'en soit rien! Quant a moi, la solitude ne me pèse que quand on m'_y vient déranger ou quand ' mon travail aisse. Mais fai des ressorts cachés · avec quoi je me remonte, et il _y a ensuite hausse . proportionnelle. .l'ai laissé, avec ma jeunesse, les vraies souffrances; elles ont descendu sur les nerfs, voilà tout. Adieu, chere bonne amie bien-aimée. J e » (embrasse longuement, tendrement, amplement. Tu feras bien d’aller voir Jourdan U). ll m’a eu . l’air d’un brave homme. C'est une connaissance ' _ d’ailleurs à ne pas négliger. — g4;. À LA MÈME. En partie inédite. [Croisset] Dimanchezsoir, II heures _ . [19 septembre `I852]. Tu me permettras, chère Louise, de ne pas te faire de compliments sur tonllair psychologique. Tu crois tout ce que la mere Roger tla débité, (1) Voir note page 14.. A

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils