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20 CORRESPONDANCE spécialité, et ils conFondent toujours l'access0ire et le principal, le galon avec la coupe. Un rand tailleur serait un artiste, comme au Xv1° sièdle les 0rFèvres étaient artistes. Mais la médiocrité s’in- Filtre partout, les pierres même deviennent betes, et les grandes routes sont stupides. Dussions-nous y périr ( et nous y périrons, n'imp0rte), il Faut par tous les moyens possibles têire barre au Hot de merde qui nous envahit. lançons-nous dans l'idéal, puisque nous n’avons pas le moyen de ` loger dans le marbre et dans la pou re, d’av0ir des divans en plumes de colibris, dbs tapis en · peau de cygne, des Fauteuils d’ébene, des par- quets d'écaille, des candélabres d'0r massiF, ou bien des lampes creusées dans l'émeraude. Gueu- lons donc contre les ants de bourre de soie, contre les fauteuils deîureau, contre le macl<in— tosh, contre les caléfacteurs économiques, contre les Fausses etoiles, contre le Faux luxe, contre le · Faux orgueil! lfindustrialisme a développé le laid dans des proportions gigantesques! Combien de braves gens qui, il a un siecle, eussent parFai- tement vécu sans beaux Arts, et ai qui il Faut maintenant de petites statuettes, de petite mu- sique et de petite littérature! Que Fon rélléchisse · seulement quelle ellroyable propagation de mau- . vais dessins ne doit pas laire la lithographie! Et · quelles belles notions un peuple en retire, quant A aux Formes humaines! Le bon marché, d’autre part, a rendu le vrai luxe Fabuleux. Qui est-ce qui consen_t maintenant a acheter une bonne montre (cela coûte I,20O francs)? Nous sommes tous des V Farceurs et des charlatans. Pose, pose et blague par- tout! La crinoline a dévoré les Fesses, notre siècle