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2 8 CORRESPONDANCE de bourgeois que je n'oublierai pas et que je n’eusse pas trouvés. Ainsi, béni soit-il! Premier mot, · à propos de poisson : «Le poisson; est exorbi- tamment cher; on ne peut pas en approcber. » Ap- procher du poisson! Enorme !·!! Deuxième mot, a propos de la Suisse, que ce monsieur a vue; _c’était a l’occasion d’une masse de lace se déta- chant d’un glacier : «C’était magnifëque et notre uide nous disait que nous étions bien heureux de nous trouver là, et qu’un Anglais aurait payé ' 1,000 francs pour voir ça. » L’éternel Anglais payant, encore plus énorme! · Qui te Fait penser que je me souciais peu de savoir l’issue- de la visite du Philosophe (tu as bien Fait; reste inflexible pour la pension) parce que jenîavais pas pu venir mercredi soir, harassé îue jétais de courses et d’afFa1res? Ah! Louise, ouise, sais-tu que, moi, je ne t’ai jamais dit le quart des choses dures que tu m’écris, moi qui suis si dur, a ce que tu prétends, et « qui n'ai pas ‘ Yombre d’une ap arence de tendresse pour toi » ? Cela te navre progndément, et moi aussi, et lus que je ne dis et ne le dirai jamais. Mais quandp on écrit de pareilles choses, de deux choses Fune : ou on ,· les pense, ou on ne les pense pas. Si on ne les pense pas, si c'est une figure de rhétorique, elle est atroce, et si l’on ne Fait qu’exprimer littérale- ment sa conviction, ne vaudrait-il pas mieux Fer- ' mer sa porte aux gens tout net? Tu te plains tant · de ma personnalité maladive (ô Du Camp, grand homme! et combien nous t’avons tous calomnié !) et de mon manque de dévouement que je finis par trouver cela d’un grotesque amer. Mon ' égoïsme tant reproché redouble, a Force de me