Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/179

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`DE GUsTAvE FLAUBERT. 173 que je pleure comme une bête! le suis devenu très vieux. Pardonnez—moi ! On ne se relève plus d’une calamité comme celle-la.,De pareils coups vous ruinent l’intelli- gence irrémédiablement'! Les malheurs qui m’ont assailli depuis dix-huit mois (c’est—à-dire la perte de mes amis les plus chers) m'ont aflaibli le mo- ral et je résiste moins que je n’aurais cru. Je suis, ‘ comme ma pauvre patrie, humilié dans mon or- ueil. - g A quoi passez-vous vos journées? Les miennes sont interminables! ll m'est impossible de m’oc— cuper à. quoi que ce soit. Je voudrais bien avoir sur vous le plus de détails possibles. Dites à un ; de vos compagnons de m'en donner. Adieu. Quand nous reverrons-nous? Dès que je le pour- rai, j’irai vous faire une visite, n’en doutez pas. Pensez à. moi quelquefois, et croyez que plus que jamais je suis tout a vous. Que Giraud ou Popelin écrive l'adresse de i votre lettre. a 1 IS7. A SA N1Èc1a CAROLINE. i Croisset, lundi, 1 heure, 211. octobre 1870. Mon pauvre Caro, ton mari t’écrira sans doute qu'il me trouve au plus bas degré de la démora- lisation, car il ne vient ici que les dimanches, et V le dimanche est pour moi un jour atroce! .le me rappelle les visites de Bouilhet et les soirées de la

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