Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/27

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 21- voyage, vous m’obligerez infiniment. Autrement, _ je n’aurais aucune vacance, puisqu’il faut que je ` ~ sois a Paris dès le 1°” septembre pour imprimer ' · mon livre, et franchement fai besoin de prendre l’air. u le suis bien perplexe quant a la question de déménagement : mon pauvre petit logis me fait peine à quitter. D’autre part, je ne peux le gar- der; il est trop cher, me coûte trop de voitures et · sera trop loin du vôtre. Mais le déménagement va me coûter « les yeux de la tête », ma chère damel , et puis, je n’ai pas le temps de me chercher un ° logement, puisque fai à peine le temps de faire i recopier mon manuscrit. Cependant!... perple- xité, embarras. - Autre sujet de Fatigue : · l..a princesse Mathilde m’a demande par deux fois a ce que je lui lise des fragments de mon roman. A la troisième requête, fai cédé, et hier je me suis mis à "lire les trois premiers chapitres. l..à-dessus, enthousiasme de l’areopage impossible à décrire, et il faut que tout y passe, ce qui va me demander (au milieu de mes autres occupations) ‘ quatre séances de quatre heures chacune. ` Elle a le temps de m’entendre, elle! Elle ne repousse pas Vieux au dernier plan. Pauvre loulou, nous allons être bien longtemps e sans nous voir. Et l’hiver prochain, nous nous . verrons bien peu. Tu seras à Paris, et moi tout seul là-bas, à rebûcher. Voilà la vie. Présente mesrespects a mon beau neveu et prie-le de m’envoyer mille francs. le suis sans le - sol. Embrasse-le de ma part pour le remercier, et dis-lui pour le rassurer sur mon sort que·je

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