Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 7.djvu/26

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tage le mouvement ; on corrige ensuite. Si je continue de ce train-là, j’aurai fini vers le milieu de juillet !

Personne ne vient me voir. Aucune visite. Je suis comme un petit père tranquille.

Et je suis fier, Madame, que ma description de la forêt de Fontainebleau [1] vous ait semblé bien troussée. J’avoue que je ne la trouve pas mal.

Si vous alliez en Angleterre, tu ferais bien de m’envoyer quelques jours d’avance Marguerite ; elle se rendrait chez « l’oncle de Madame » avec vos bagages, dans lesquels je brûle de voir les quatre tableaux [2]. Ne ferais-tu pas bien de les faire, à Paris, coller sur des panneaux ? Ce serait plus solide et meilleur contre l’humidité.

Que penses-tu du buste [3] ? Tu ne l’as pas vu peut-être ? Il est sans doute maintenant à la cuisson ? Adieu, pauvre fille que j’aime. Deux bons baisers sur chacune de tes joues.

Vieux.

1372 à george sand.


[Croisset, entre le 25 et le 31 mai 1873].


Chère Maître,


Cruchard aurait dû vous remercier plus vite pour l’envoi de votre dernier volume ; mais le

  1. Dans l’Éducation sentimentale.
  2. Quatre dessus de porte dessinés par Mme Commanville pour la salle à manger de Croisset.
  3. Buste de Mme Flaubert, par Guilbert.
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