Page:Flaubert - Théâtre éd. Conard.djvu/29

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LE CANDIDAT. 2$ i GRUCHET. Oh! ROUSSELIN. ’ L’épouser, peut-étre? GRUCHET. Qa vaudrait mieux! ROUSSELIN. Je crois bien! Maintenant, ma parole d’I1onneur, on ne respecte plus personne! L’1nsolent! Est-ce que je lui demande quelque chose, moi? Est-ce que je me méle de ses aH`aires? Q_u’il écrivaille ses articles! qu’il ameute le peuple contre nous! qu’il f`asse l’apologie des bousingots de son espéce! Va, va, mon petit jour- naliste, cours aprés les héritiéres! · GRUCHET. ll y en a d’autres qui ne sont pas journalistes, et qui recherchent votre fille pour son argent! ROUSSELIN. Hein ? GRUCHET. Cela saute aux yeux! -— On vit a la campagne, ou l’on cultive les terres de ses ancétres soi—méme, par économie et f`ort mal. Du reste, elles sont mauvaises et grevées d’hypotheques. Huit enf`ants, dont cinq filles, une bossue; impossible de voir les autres pen- dant la semame, 31 cause de leurs toilettes. L’alné des ggrcons, qui a voulu spéculer sur les bois, s’abrutit a ostaganem avec de l’absinthe. Ses besoins cl’argent sont fréquents. Le cadet, Dieu merci [sera prétreilm; _(‘) LA CENSURE a biflé lc mot prftre sur mon manuscrit. .!`a.i mis : Lc cadet, Dieu merci, a disparu, ·


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