Page:Floupette - Les Déliquescences, 1885.djvu/58

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SUAVITAS
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L’Adorable Espoir de la Renoncule
A nimbé mon cœur d’une Hermine d’or.
Pour le Rossignol qui sommeille encor,
La candeur du Lys est un crépuscule.

Feuilles d’ambre gris et jaune ! chemins
Qu’enlace une valse à peine entendue,
Horizons teintés de cire fondue,
N’odorez-vous pas la tiédeur des mains ?

Ô Pleurs de la Nuit ! Étoiles moroses !
Votre aile mystique effleure nos fronts,
La vie agonise et nous expirons
Dans la mort suave et pâle des Roses !