Page:Gautier - En Chine, Les arts graphiques, 1911.djvu/41

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dit « Les poésies naissent des pensées, des sentiments que l’on éprouve en soi-même et qui se produisent au dehors et Tchou-Hi, un illustre commentateur du Che-King, ajoute : Du jour où l’homme est né, il a exercé son jugement, il a rega’rdé ce qui se passait autour de lui. Cette faculté lui vient du ciel. Il a essayé alors d’exprimer par des paroles, par des interjections, par des chants, ce qu’il éprouvait, sans pouvoir encore exprimer tous ses sentiments. »

La première partie du Che-King, la plus ancienne, cet intitulée "Les Souffles du Royaume (Koua-Fan). Ce titre indique bien que ces poèmes anonymes sont l’œuvre du génie populaire, les souffies de l’âme de tous.

La versification, cependant, avait déjà en ces temps reculés, une forme compliquée, concise, allégorique, qui différait peu de la forme actuelle. L’art poétique était divisé en plusieurs genres le genre simple ou direct, dans lequel on exposait simplement la pensée, le genre métaphorique, le genre noble ou élevé. Quelquefois, on mélangeait deux de ces modes. Les onomatopées sont très.fréquentes dans les vers du Che-King, il semble que ces harmonies imitatives charmaient tout particulièrement les poètes d’autrefois. Voici l’énoncé d’une de ces strophes :

Kin-tchi Yin-Yin Tou-Tchi i S ong-S ong Tcho-Tchi Pong-Pong Sio-Liu Ping-Ping