Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/20

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[TEXTE COPTE]


car ce n’est pas toi qui sauves du besoin cette multitude, mais c’est un dessein providentiel pour que tu voies une chose admirable dont le souvenir ne disparaîtra pas à jamais et une nourriture dont ils seront rassasiés. »

Jésus prit les pains. Il rendit grâces sur eux. Il les divisa. Il les donna à ses apôtres pour qu’ils les apportassent aux multitudes.

Judas fut le dernier qui participa aux pains.

André dit à Jésus : « Maître, Judas n’a pas reçu d’héritage dans les pains quand il est venu pour les donner à ces multitudes ; et tu (as voulu) que nous donnions… »

(Jésus dit ) : « … ta parole ; car celui auquel je n’ai pas donné le partage des pains de mes mains n’est pas digne du partage de ma chair. Et du reste il ne se soucie pas du don aux pauvres, mais se soucie seulement de la bourse. — C’est un mystère de mon Père qui a trait au partage de ma chair. »

Alors il les bénit disant : « Mon Père, racine de toute bonté, je te prie de bénir ces cinq pains d’orge pour qu’ils rassasient toute cette multitude, afin que ton fils reçoive gloire en toi et que ceux que tu as tirés à lui hors du monde lui obéissent. »

Alors sa parole devint à puissance. Sa bénédiction pénétra dans les pains