Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/21

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


[TEXTE COPTE]


entre les mains des apôtres. Et le peuple entier mangea et fut rassasié. Ils bénirent Dieu.

Vous avez vu, ô mes bien-aimés, l’amour de Jésus pour ses apôtres ; car il ne leur a rien caché dans les œuvres de sa divinité : une fois dans la bénédiction des cinq pains d’orge ; une fois dans l’action de grâces à son Père ; une fois en rendant grâce pour les sept pains.

Thomas dit à Jésus : « Mon Seigneur, voici que toute grâce tu as faite avec nous dans ta bonté. Il y a une seule chose que nous voulons que tu nous accordes : nous voulons, mon Seigneur, voir des morts reposant dans les tombeaux que tu aies ressuscités : cela comme signe de ta résurrection qui aura lieu pour nous. Nous savons, Seigneur, que tu as ressuscité le fils de la veuve de Naïn. Mais autre chose est le miracle de ce moment-là, car tu les as trouvés marchant avec lui (le mort) dans le chemin. Nous voulons voir des ossements qui se sont disjoints dans le tombeau, comment ils s’y réuniront l’un à l’autre, en sorte que les (morts) puissent parler. »

Jésus dit à Thomas : « Thomas, mon ami, interroge-moi, ainsi que tes frères, au sujet de toutes choses que tu désires. Je ne vous cacherai rien, en sorte que tu voies, que tu palpes et que ton cœur soit affermi. Si tu désires voir des gens dans le tombeau qui ressuscitent, c’est avec raison que tu cherches un signe de la résurrection, car je vous ai répondu disant : Je suis la résurrec-