Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/22

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[TEXTE COPTE]


tion et la vie ; si le grain de froment ne meurt pas, il ne donne pas de fruits. Si, vous aussi, vous ne voyez pas de vos yeux, votre cœur n’est pas affermi. Ne vous ai-je pas dit : Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui croient bien plus que ceux qui ont vu et qui ne croient pas. Vous voyez combien j’ai fait de miracles et de prodiges devant les Juifs et ils n’ont pas cru en moi. Maintenant donc, ô mes frères, vous connaissez Lazare, l’homme de Béthanie qu’on nomme mon ami : voilà quatre jours que je reste auprès de vous et que je ne suis pas allé prendre des nouvelles de ses sœurs ; car voilà quatre jours que Lazare est mort. Allons auprès de lui pour les consoler à cause de leur frère Lazare. Didyme, viens avec moi. Allons à Béthanie. Je te montrerai le type de la résurrection du dernier jour dans son tombeau, afin que votre cœur s’affermisse ; car je suis la résurrection et la vie. Viens avec moi, Didyme ; je te montrerai les os qui se sont disjoints dans le tombeau se réunissant de nouveau ensemble. Viens avec moi, Didyme ; je te montrerai les yeux de Lazare qui se sont creusés (vidés) par la pourriture et ont laissé la lumière. Viens avec moi, Didyme, jusqu’à la montagne de Béthanie ; je te montrerai la langue de Lazare qui s’est liquéfiée par la corruption et qui parlera avec toi encore. Viens avec moi, Didyme, jusqu’au tombeau de Lazare, pour que tu voies la destruction des os et de sa sépulture (de son corps enseveli) que les vers ont rongé et ce qui lui advient à ma