Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/29

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[TEXTE COPTE]


tombeau en disant : « Lazare, viens dehors ? » Je le dis, à ce moment mon père Adam reconnut sa voix, comme s’il était à la porte de l’Amenti à m’appeler. Il passa un moment l’oreille inclinée du côté de la voix, pensant qu’elle l’appelait. Et il rendit témoignage — Adam — en ces termes : « Cette voix que j’ai entendue est celle de mon créateur. Cette voix que j’ai entendue est celle de mon garant (fidejussor). Cette voix est celle de celui qui était ma gloire quand il m’appelait dans le paradis. Où est-il le moment où il avait coutume de venir dans le paradis pour m’appeler ? Quel est le bon fils que mon créateur appelle par son nom en disant : Lazare, viens dehors ? Je t’en prie, mon fils Lazare, jusqu’auquel la miséricorde du Tout-Puissant est descendue : va dehors. Porte mes salutations à mon Créateur, ô mon fils Lazare. Ah ! en quel temps pourrai-je, moi aussi, entendre cette voix de vie m’appelant. »

Telles étaient les choses que Lazare disait à la multitude, alors qu’il était prosterné aux pieds de Jésus.