Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/49

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


[TEXTE COPTE]



11e FRAGMENT


« (Je m’affligeai) beaucoup parce qu’il n’y a aucune chose que je puisse placer en parallèle de cette autre — et cela de manière à me faire dire : Mon âme est triste jusqu’à la mort.

« Semblablement j’ai vu (par prophétie) la multitude de mes compatriotes m’environnant et me chassant avec mépris ; criant contre moi ; préparant un verre de vinaigre et le plaçant devant moi ; d’autres préparant des clous ; d’autres tressant une couronne d’épines ; les porteurs de lances m’entourant avec leurs armes ; … toute cette multitude de Juifs criant : Prenez-le ! Prenez-le ! Crucifiez-le !

« Lorsque j’eus vu ces choses de cette façon, je m’affligeai beaucoup et jusqu’à la mort, voyant ceux que j’avais créés bellement (sic) voulant me perdre méchamment dans leur folie ; voyant l’argile luttant contre le potier ; voyant la créature voulant tuer celui qui l’a créé ; voyant l’œuvre de mes mains alors que je me tenais debout devant elle comme accusé. Je n’ai pas péché et on