Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/50

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[TEXTE COPTE]


n’a pas trouvé de malice dans ma bouche. C’est pourquoi mon âme a été affligée jusqu’à la mort. »

Après toutes ces choses, Pilate reçut les apologues de Jésus en disant (encore) : « Si tu es le roi des Juifs, dis-le-nous avec assurance. »

Jésus lui dit : « Après ce long temps, tu ne sais pas encore que je suis roi et que c’est moi qui t’ai formé de mes mains, ô Pilate ? C’est mon Père qui m’a envoyé ici afin que je ramène l’homme à son principe encore, parce que, depuis le temps où il a violé nos commandements, nous l’avons chassé dehors du Paradis en vertu de sa désobéissance. Je veux maintenant l’y faire revenir encore. Depuis que Caïn a tué son frère Abel, le sang de celui-ci ne se tait point, criant jusqu’à cette heure. Il ne cessera pas de crier jusqu’à ce que le mien crie et que le sien se taise.

« Ils ont scié en deux Isaïe. Ils ont écartelé Jérémie. Ils ont étranglé les uns. Ils ont lapidé les autres. Ils ont frappé une multitude de prophètes et jusqu’à présent ils n’ont point cessé leur audace et leur impudence. Ils ont