Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/53

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[TEXTE COPTE]


Les grands prêtres étaient tout à fait hors d’eux-mêmes, jetant des pierres sur l’homme.

Le vieillard bienheureux apa Ananias ouvrit la bouche pour louer Dieu en disant : « Mon cœur se réjouit de la bonne odeur du Fils de Dieu. La lumière du Fils de Dieu a illuminé mon âme et mon corps. Je suis plein d’allégresse. Gloire au Père et au Saint-Esprit à jamais ! Amen. »

Les prêtres, après être restés à lapider l’homme sans qu’il mourût, ordonnèrent de le brûler vivant. Quand ils eurent allumé le brasier de feu, le feu rafraîchit son corps, comme un vent de rosée. Il resta au milieu du feu trois jours et trois nuits jusqu’à ce que le Sauveur ressuscitât d’entre les morts. Lorsqu’ils eurent vu que le feu ne le touchait pas, les grands prêtres le percèrent d’une lance…

À cet instant le Sauveur prit l’âme d’Ananias en haut avec lui vers les cieux. Le Seigneur lui dit : « Tu es bien heureux, ô toi Ananias, parce que tu as cru au Fils de Dieu au temps où tu étais dans le monde. Non seulement tu as