Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/54

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[TEXTE COPTE]


cru, mais tu es devenu le parent du Fils de Dieu. Le corps que tu as uni à mon corps ne se corrompra pas. La terre ne le détruira pas, car…[1]


13e FRAGMENT


« … Et tous mes membres pour que tu les examines. Je n’ai pas honte en effet des blessures qui sont dans mon corps, je n’ai pas honte des coups que j’ai reçus, je ne cacherai pas les trophées de ma victoire et de ma gloire ; mais je les manifesterai et les rendrai bien évidents. Le soleil connaît ces choses puisqu’il s’est obscurci. La terre connaît ces choses puisqu’elle s’est agitée, cherchant un lieu de repos pour elle. Les pierres connaissent ces choses puisqu’elles se sont fendues, en faisant deuil de mes souffrances par cette brisure d’elles-mêmes. Les morts ont connu ces choses puisque à cause de cela ils sont ressuscités et ils sont sortis de leur tombeau. Le voile du temple a connu ces choses, puisqu’il s’est fendu et a ainsi pleuré le premier sur la perte des Juifs.

« Tu vois mes mains comme tu l’as voulu ; tu peux pénétrer dans mes plaies avec tes doigts ; si tu veux voir mon côté je ne t’affligerai pas (en cela),

  1. Je remplirais facilement ainsi la lacune : car tu participeras à mon incorruptibilité. À cause de ta piété à vénérer mes blessures, je te les livre ainsi que tous mes membres pour les examiner, etc.