Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/59

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[TEXTE COPTE]


Eux, ils donnèrent de la tête (ils consentirent) à cette condamnation en disant : « Son sang soit sur nous ainsi que sa mort à jamais ! »

Pilate dit au centurion : « Mon frère, ne livre pas la vie véritable que tu as reçue, et cela en vain pour le mensonge et pour le repos des Juifs.

« Voilà ce qu’il dit en présence des Juifs[1] (et des disciples du Christ) …………………………

(On conduisit) Pilate et le centurion sur le puits d’eau du jardin, puits très profond. Moi, Gamaliel, je les suivais aussi au milieu de la troupe. Ils regardèrent en bas dans le puits.

Les Juifs crièrent : « Ô Pilate, voici[2] ………………………… Le corps de Jésus qui est mort, n’est-ce pas celui-ci ? »

Eux (les disciples) ils dirent : « Notre seigneur, les linceuls qui sont sur toi sont ceux de Jésus. Ce corps-là est celui du voleur qu’on a crucifié avec Jésus… Joseph et Nicodème (ont placé sur le corps) les bandelettes (que tu as en mains)[3] » ………………………… Pilate se rappela ce qu’avait dit Jésus : « Les morts ressusciteront dans mon tombeau. »

  1. Dans la lacune textuelle, on devait mettre en face les adversaires naturels, c’est-à-dire les Juifs et les disciples ; car on les voit plus loin soutenir des deux parts une opinion contraire. On devait aussi indiquer à Pilate l’existence d’un mort dans un puits, qu’il va aussitôt examiner en bon juge d’instruction.
  2. Autre lacune.
  3. Il ne reste que deux ou trois mots de la dernière phrase. Mais il est certain que les disciples continuaient leur plaidoyer en invoquant ce témoignage de Joseph et de Nicodème qui avaient fait l’ensevelissement du Christ.