Page:Gustave Flaubert - Œuvres de jeunesse, I.djvu/7

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11e soirée.       NOUVELLES.

La nouvelle que nous avions annoncée dimanche dernier, sur le duel de M. de Saint-Léger avec M. Lireux, est fausse.

Le bal Lalanne a été magnifique, les toilettes étaient superbes et les costumes riches et frais.

Quant au cheval, qu’en dirons-nous ? On nous en dit du bien et du mal.

Il ne pouvait, dit-on, se tenir sur ses pieds de derrière.

Je vous apprendrai que tous les professeurs ont lu mon journal ; dans le prochain numéro, je vous donnerai des détails sur cette affaire.


12e soirée.       THÉÂTRES.

Le bruit court que Mlle Cœline, chargée de dettes, a décampé de Rouen sans tambour ni trompette.

Le fameux Martin a manqué d’être avalé par son ours Néron. Dans une représentation à Besançon, une lutte cruelle s’est engagée entre l’homme et l’animal, le public effrayé a exigé qu’on baissât le rideau. Pourtant Martin, par l’ascendant qu’il a sur les animaux, est parvenu à renverser son ours.

(Revue du théâtre.)

La Fille de l’avare a été traduite en anglais et a obtenu peu de succès.

Nous recommandons la lecture des poésies de Chevalier [1] rivalisant avec les Feuilles d’automne.


  1. Camarade de classe de Flaubert. (Voir Correspondance, 1re série.)