Page:Huet - Étude sur les différentes écoles de violon.djvu/37

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WESTHOFF. 25

immense. Le roi le félicita vivement et voulut bien donner lui-même le nom de la guerre à un passage de sa sonate en la. On parla beaucoup de l’artiste, et le Mercure galant publia deux de ses morceaux : la sonate citée plus baut et une suite pour violon sans basse continue. Ces deux morceaux durent avoir un vif succès, même dans les pays où la musique de violon était plus avancée qu’en France. La sonate écrite pour violon seul avec basse chiffrée, est d’un très-bon style et témoigne d’un bon sentiment mélodique ; la basse est ferme, empreinte d’une certaine majesté et d’une barmonie variée et nombreuse ; quant à la partie de violon, elle commence par un andante en la et en quatre temps, fort mélodiquement dessiné, qui, se développe ensuite en variations charmantes et très-bien écrites ; puis vient un adagio en 3/2 puis le passage en quatre temps, appelé la guerre par le roi (La guerra cosi mominata da sua Maesta). Le morceau se termine par un contrepoint à deux parties en 6/4 écrit avec un grand soin et une grande pureté. La suite de violon sans basse continue est presque toute écrite en contrepoint à deux ou trois parties. A part quelques licences qui trouvent leur excuse dans la difficulté de l’exécution, le style est pur et correct. En voici le prélude[1] :

25 Westhoff, Sonate 1682, prélude.tiff

  1. Cette suite pour violon a été reproduite d’après l’original, par M. H. Lavoix fils, dans le N° 4 de la Chronique musicale, 1" année. (Cette revue n’a eu que deux années d’existence).