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III

EXPLICATION DU BRUIT ÉCOUTÉ PAR GILLIATT



La grande venue des vents vers la terre se fait aux équinoxes. À ces époques la balance du tropique et du pôle bascule, et la colossale marée atmosphérique verse son flux sur un hémisphère et son reflux sur l’autre. Il y a des constellations qui signifient ces phénomènes, la Balance, le Verseau.

C’est l’heure des tempêtes.

La mer attend, et garde le silence.

Quelquefois le ciel a mauvaise mine. Il est blafard, une grande panne obscure l’obstrue. Les marins regardent avec anxiété l’air fâché de l’ombre.

Mais c’est son air satisfait qu’ils redoutent le plus. Un ciel riant d’équinoxe, c’est l’orage faisant patte de velours. Par ces ciels-là, la tour des pleureuses d’Amsterdam s’emplissait de femmes examinant l’horizon.

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