Page:Hyspa - Chansons d’humour, 1903.djvu/394

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Le Temps, balayeur à tous crins,
En a fait la surface plane

Et blanche que vous la prendriez
Pour du marbre très véritable
Et que, Madame, vous voudriez
Y faire dresser votre table.

S’il s’y trouvait quelque élément
Issu d’une capillature,
Ah ! n’en cherchez pas vainement
Près de moi la manufacture...

Il est quatre heures du matin
Sur le boulevard de mon crâne ;
Le Temps, balayeur à tous crins,
En a fait la surface plane

Et polie ainsi qu’un miroir
À ce point que l’on peut, ma chère,
En se penchant dessus, y voir,
Qu’on se ressemble comme un frère.

Et quand je vais de par la nuit,
La tête nue, il s’y reflète
Tant d’étoiles que l’on me suit
Et me prend pour une comète.