Page:Jodelle - Les Œuvres et Meslanges poétiques, t. 2, éd. Marty-Laveaux, 1870.djvu/324

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On vole pour Héron encore,
Pour Chat-huan & Fauperdrieu.
Si toſt que le Milan ſe voit
Vn haut cri la veuë accompagne,
Le Duc que porté lon auoit
Eſt ietté deſſus la campagne,
Pour faire le Milan baiſſer,

Au ciel comme luy ſe trouſſer.
Quelques autres Sacres à mont
Sont iettez, & mainte venuë,
Preſque iuſques dans le ciel vont
Donner à leur proye cogneuë,

Quand ceſte meſlee au ciel faite
Se perd quaſi de l’œil, qu’on iette
Apres tous autres le Gerfaut.
L’vn braue & fort, depuis le bas
Iuſqu’au plus haut de pareille aile,
Ne de façon ne monte pas
Que les Sacres : mais en eſchelle
Roide & ſoudain ſe vient hauſſer
Droit au Milan, que par la force
D’vne ſeule venuë, il force
Du haut de trois clochers baiſſer :
Puis hauſſer, & faire on luy voit
Des fuites, mais en toute place
Nouuelle venuë il reçoit,
Tant qu’en fin la cheute ſe face
Souuent bien fort loing : Mais auant
Que commencer, dés que la proye
S’eſt veuë, touſiours on enuoye
Quatre ou cinq piqueurs ſous le vent.
Du Milan la cuiſſe ſe rompt
Auſſi toſt que la cheute eſt faite,
Puis ſoudain la curee ils font,