Page:Jodelle - Les Œuvres et Meslanges poétiques, t. 2, éd. Marty-Laveaux, 1870.djvu/326

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


Dont l’vn comme vn Milan ſ’arreſte
Bien peu en terre : l’autre ainſi
Qu’vn Lieure par les champs ſe queſte,
Dans la terre où il ſe blottit,
Et leurs vols ne different guere
De l’vne & de l’autre maniere,
Dont en bref par mes vers i’ay dit.
Ie pourroy toucher nonobſtant
Les differences qui ſe treuuent :
Puis d’ordre i’iroy recitant
Tous les autres vols, qui ſe peuuent
Par vn tel homme raconter,
Comme du Geay, de la Corneille,
De la Pie, qui fait merueille
De craqueter & caqueter :
Mais bien de l’Alloüette, eſtant
Meſme au nombre du haut vol miſe,
Qui ſe perd de tout œil, montant
Droit dans les cieux, où elle eſt priſe
Par le gentil Emerillon :
Bref, de tout vol depuis la Gruë,
Qui quelquefois voler ſ’eſt veuë
Iuſqu’à ce petit oiſillon.
I’exprimeroy meſme les mots,
Dont comm’vn autre en Venerie,
Celuy farcira ſon propos
Parlant de la fauconnerie.
Comme de *
Paſſager, oiſeau d’vne nuë,
Ou de pluſieurs choſes cogneuë
Tant ſeulement à ceux de l’art.
Comme curer, paiſtre, tenir,
Auoir bonne gorge, & enduire,
Emeutir, poiurer, deuenir
Pantois, & d’autres qu’on peut dire
Du traitement de tels oiſeaux :
Comme il ſe iardine, il ſ’eſſore,
Pannage, main, & ferre, encore