Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/18

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Et il ajouta en s’adressant à M. Laveur :

— Cela ne nous engage à rien…

— Dois-je me retirer ?

— Non, non, restez…

La porte se rouvrit et l’inspecteur reparut, précédant le personnage qu’il avait annoncé.

Celui-ci s’avança, le chapeau melon à la main.

C’était un homme de trente ans environ, petit, mince et fluet, très correctement vêtu, tout de noir, avec un col blanc qui faisait liséré au-dessus de sa cravate. Visage rasé, cheveux en brosse très courts, roux de cuivre. La face maigre, assez pâle, les yeux petits, mais très clairs.

Bien ganté, bien chaussé, en somme l’allure d’un pasteur protestant.

— M. Davaine ? fit-il en s’inclinant en point d’interrogation.

— C’est moi. Monsieur est mon sous-chef, M. Lavaur. Vous pouvez parler en toute confiance. Un mot d’abord ; votre carte porte ce seul mot : Bobby. Je sais assez d’anglais pour ne pas ignorer que Bob est le surnom populaire des policemen… mais, je vous prie de me faire connaître votre véritable nom…

— Monsieur, dit l’homme avec un fort accent