Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/20

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— Très juste… donc, monsieur Bobby, je vous tiens en l’estime que vous méritiez… que voulez-vous de moi ?

— Permettez-moi de procéder par ordre… posons d’abord ce principe qu’attaché à la police de S. M. le roi d’Angleterre et empereur des Indes, je ne suis lié par aucune obligation, de quelque nature qu’elle soit, envers la police de la République française.

Très solennel, M. Bobby.

— C’est posé, dit M. Davaine. Et après ?…

— De plus, reprit Bobby, la situation toute particulière dans laquelle je me trouve actuellement, militerait absolument contre la démarche que je fais en ce moment… je me trouve en congé régulier et ne suis tenu à me préoccuper d’aucun événement, eût-il même trait aux intérêts de mon propre pays…

Le chef de la Sûreté, qui n’était pas plus patient qu’il ne faut, sentait une infinie démangeaison de rejeter au delà de son seuil cet individu bavard et encombrant.

Mais M. Lavaur lui adressa un léger signe.

L’homme était un original : ceci ne prouvait pas qu’il ne pût rendre service. Et puis le hasard ! le bienheureux hasard !