Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/44

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et maigre, type antique de l’Anglaise à longues dents, habillée comme un chien savant, se jeta sur les rédacteurs, le parapluie en bataille, et distribua des horions à droite et à gauche, taillant et estocadant et risquant fort d’éborgner des adversaires.

Ce ne fut point petite affaire que de maîtriser cette furie qui prétendait venger l’honneur de son mari.

On parvint enfin à s’emparer d’elle et à la remettre aux mains de sergents de ville qui durent la ligoter pour la réduire à l’impuissance, non sans recevoir encore d’assez vigoureux horions.

On la porta au poste où les agents eurent encore à la défendre contre ses excentricités combatives.

Sur l’ordre de la Préfecture, elle passa par le Dépôt, mais fut immédiatement conduite au bureau de M. Lépine.

Fort heureusement, elle s’était un peu calmée et daigna ne pas répondre par des injures à notre haut magistrat. Toujours frémissante, elle expliqua que M. Bobby, citoyen anglais, que Madame Bobby, fille d’Écosse, ne toléreraient pas les outrages dont les journaux fran-