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d’atrophie dans toutes ses parties ; l’humeur aqueuse diminuant dans la chambre antérieure, la réaction qu’elle opère sur la cornée est moindre, celle-ci perd de sa convexité, et cela suffit pour donner à l’œil l’imperfection connue sous Io nom de presbytie.

Cette altération de la vision, si commune chez l’homme, peut-elle être mise en doute chez le cheval ? Ce n’est pas à croire ; et si elle ne se traduit par aucun signe caractéristique ; 1° c’est qu’elle affecte des animaux vieux, souvent habitués à voir les corps qui les entourent, et qui n’en sont nullement effrayés ; 2° que cette affection survient insensiblement. D’ailleurs, pourquoi n’en serait-il pas ainsi ? Le cheval aurait-il dans la conformation de son œil une cause qui pût neutraliser cette affection à l’âge où elle tend à se produire ? C’est ce qu’il reste à démontrer. La vision ne souffre pas chez les presbytes s’ils savent adapter leur vue aux circonstances ; cette règle est générale pour l’homme et inappliquée chez les animaux.

Myopie. — C’est le défaut opposé au précédent. Les rayons traversant la cornée ou le cristallin, dont les courbures sont exagérées, vont en convergeant avec une telle rapidité, que leur image nette se crée beaucoup en avant de la rétine. Après leur entrecroisement, ils divergent, tombent sur la rétine et vont créer une image nébuleuse, et par conséquent très imparfaite. On conçoit que, par suite, plus les images seront près, plus les rayons qui en émanent iront divergeant, et plus loin leur portrait ira se former ; les objets éloignés, au contraire, seront vus très confusément.

À quoi tient la myopie ? Malgré les opinions de certains savants, qui tendent à démontrer qu’elle est le résultat de l’habitude prise, le raisonnement tend, au contraire, à