Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/185

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Et il la mit aussi dans le sac. Se tournant alors vers la mère :

— N’est-il pas vrai, Madame...

— Ne dites pas un mot de plus ! interrompit-elle, furieuse ; sortez d’ici ! partez et qu’on ne vous revoie plus ! Vous êtes le Diable !...

— J’avais pourtant deux grosses vérités à mettre encore dans mon sac, comme vous savez... Mais, je ne demande pas mieux que de m’en aller, à présent, voir ma vieille mère, qui doit m’attendre avec impatience. J’emporte mon sifflet et votre argent, et je vous dis grand merci !...

Et il salua ironiquement et partit.

Il s’en revint tout droit chez sa mère, lui bâtit une belle maison neuve, acheta des terres, et devint un des grands propriétaires de son canton.

Et, depuis, je n’en ai plus entendu parler.


Conté par Guillaume Geffroy, domestique. —
Plouaret, 1869.