Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/399

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Reprenant l’air du jeune homme.
Il salue, il parle avec grâce…
Puis l’air du vieux mari.
Le vieux mari fait la grimace…
Imitant les mines souriantes de la dame.
Mais, d’un air fort encourageant,
La dame accueille le galant.
Le jeune homme, à ce moment, tire de sa poche un billet qu’il fait voir à la dame.
Ha ! ha ! ha ! ha !
L’y voilà !
Voyons comment ça tournera…

Pendant le troisième couplet, le mari, la femme et le galant font tous les trois, très lentement, un petit tour sur la place, le jeune homme cherchant à remettre son billet doux à la dame ; puis le jeune homme d’une main, montre quelque chose en l’air au vieux monsieur, et, de l’autre main, passe le billet à la jeune dame.


MORALÈS.
III
Ils font ensemble quelques pas ;
Notre amoureux, levant le bras,
Fait voir au mari quelque chose,
Et le mari, toujours morose,
Regarde en l’air… Le tour est fait,
Car la dame a pris le billet.
Ha ! ha ! ha ! ha !
Et voilà !
On voit comment ça tournera !

TOUS, riant.
Ha ! ha ! ha ! ha !
On voit comment ça tournera !

On entend au loin une marche militaire, clairons et fifres : c’est la garde montante qui arrive. Le vieux monsieur et le jeune homme échangent une cordiale poignée de main ; salut respectueux du jeune homme à la dame. — Un officier sort du corps de garde, suivi de soldats qui vont prendre leurs lances et se rangent en ligne, à gauche. — Les passants, à droite, forment un groupe pour assister à la parade. — La marche militaire se rapproche, se rapproche… La garde montante débouche enfin, venant de la gauche, au fond, et traverse